La Maison Laurentine

La Maison Laurentine est un centre de recherche et de création artistique implanté au coeur du Parc National de Forêts.
Créé en 2009 sous forme associative et animé par des bénévoles.

 

Petit récit de vie 

 

C'est grâce à une soirée avec Autour de la Terre, organisée par Ermeline le Mezo, que nous avons découvert la Haute-Marne et que nous sommes arrivés à Aubepierre-sur-Aube fin 2009. 

Dès 2010 nous avons commencé l'aventure artistique en tant que centre d'art discret (aussi discret que peuvent l'être la Haute-Marne et ses habitants) avec un premier cycle d'expositions intitulée d'Abord les forêts sur les thématiques arts / natures / forêts / habitants. Nos expositions, qui rassemblaient déjà des artistes internationaux et locaux, ont irrigué les villages des vallées de l'Aube et de l'Aujon.

 

 Cela s'est traduit par 5 Opus avec :

  • des installations et sculptures monumentales en bois de nos forêts créées par des artistes locaux, taiwanais et d'autres pays lointains,

  • des œuvres géolocalisées à découvrir dans la nature,

  • des performances dans la forêt, dans les casernes de Langres, à la Maison Laurentine, à l'Abbaye de Longuay, au Château de Favrerolles, à l'Abbaye d'Auberive…

  • des concerts en pleine nature,

  • des ateliers de recherche avec l'école d'art de Dijon intitulés " A forest", avec des compagnies de danses et des studios vidéo,

  • des créations artistiques in situ.

Pendant 5 ans le point de départ de ces actions a été celui de la Maison Laurentine à Aubepierre-sur-Aube (au centre de  la quadrature Auberive / Arc-en-Barrois / Châteauvillain / Châtillon-sur-Seine),  autant dire le cœur du Parc national, mais aussi sur l’axe de « la diagonale du vide ». 

 

En arrivant dans cette grande demeure que nous avions choisie à dessein pour mener notre projet, nous avons gardé le nom des précédents propriétaires  (anciens maires et industriels du bois) qui l’habitaient - trois générations de la famille Laurent - et, en hommage à Jacqueline Laurent (femme généreuse et effacée), nous avons baptisé le centre d’art : la Maison Laurentine. 

Nous avons ensuite ouvert grand les portes de la maison et accueilli les habitants qui pour la plupart n’avaient jamais franchi le seuil. Notre maison leur est devenue familière et amie, une sorte de jardin public peuplé d’œuvres.

Et, pendant ces 5 années, nous avons organisé un cycle de manifestations intitulé D’abord les Forêts en référence à la citation de Giambattista Vico, philosophe italien du 16ème siècle qui disait Au début il y eut d’abord les forêts, puis les cabanes, puis les villages, puis les cités et les sociétés savantes. Nous sommes donc revenus aux forêts.

En 2015, nos pas nous ont conduits sur  l’ancien site Le Chameau, friche industrielle de fabrication de bottes de prestige, à Châteauvillain.

Coup de foudre pour ce site, habité de son histoire.

Nouvelles vibrations.  

La Communauté  de Communes des Trois Forêts, propriétaire du site, nous a mis à disposition des espaces et facilité notre implantation.

Anne-Laure Lemaire (aujourd’hui directrice de Simone) est venue nous voir à cette époque.  A la tête de la compagnie Nie Wiem sur Langres et habitant Rouvres, elle cherchait des locaux dans le voisinage. Connaissant le site le Chameau, déserté de ses activités industrielles, Marie Solange a pris contact avec un vice-président de la CC3F pour organiser une visite du site. Anne-Laure et Marie Solange ont ainsi découvert le potentiel artistique des lieux sur lequel nous avons jeté notre dévolu, Anne-Laure sur les grandes bâtisses en briques de l'entrée (aujourd'hui Simone) et nous, sur les grandes salles de stockage et d'expédition des produits finis tout à fait adaptées à nos expositions, sur le parc arboré de Monsieur Chamot et sur un chalet destiné à l’accueil des artistes résidents.

 

La Maison Laurentine a donc commencé une nouvelle aventure "Hors les Murs" avec un nouveau cycle intitulé Forêts //Imaginaires. ​ ​

 

Nous sommes devenus, dans le même temps centre de recherche et de création artistique, implanté au cœur du nouveau Parc national. Ainsi, le parc National de forêts sera le seul parc national en France et en Europe doté d'un centre de recherche artistique, pendant des centres de recherche scientifique. Un point de singularité parmi d’autres de ce territoire.

 

Nous avons poursuivi et amplifié nos actions artistiques avec des expositions qui n'ont rien à envier à celles des métropoles et biennales d'art. Offrir le meilleur aux habitants de ce territoire, à ceux du Parc national mais aussi de Haute-Marne, de l'Aube, de la Côte d'Or ainsi qu'aux visiteurs de passage.

La Maison Laurentine a investi artistiquement les anciens hangars de stockage et d’expédition des productions. Nous avons gardé le nom du lieu en le baptisant l’EXPEdition, symbole d’une nouvelle aventure humaine et collective, tout un programme à lui seul.

Puis nous avons fait une série d’avant-premières de la toute nouvelle manifestation aux anciens salariés de l’usine, aux artisans et aux élus de la CC3F, une façon de leur rendre hommage et de leur dire notre gratitude.

 

En 2015 deux manifestations ont eu lieu - l’une estivale intitulée de nos flèches perçons le ciel et l’autre hivernale celle de l’Artothèque régionale.


En 2016DESTInées.

 

2017, ordinaire du désastre / permanence de la joie

 

2018, forêts imaginaires / rétrospective Vincent Cordebard à Chaumont / la nuit avant la forêt, de et par Beatrice Chanfrault

 

2019, une chose apparaitra (exposition + opéra populaire contemporain)

 

2020, voluptés


2021, origines des mondes

 

Le site est sorti de sa léthargie. De nouveaux artisans se sont implantés, la CC3F et son Office du Tourisme ( l’OT3F) en avaient déjà fait leur siège et de nouveaux artistes ont élu domicile.

 

Si depuis 2009, nous portons l’ambition de préfigurer une manifestation d’art contemporain d’envergure internationale, nous avons le sentiment de participer à une action de revitalisation économique, culturelle et touristique de notre région et d’être des citoyens actifs. Nous, bénévoles et tous les adhérents et visiteurs fidèles de la Maison Laurentine.

Notre engagement consiste avant tout à permettre l’énoncé, sous différentes formes, de points de vue différents voire divergents, de ménager des moments d’écoute et de compréhension réciproque, d’ouvrir des espaces de réflexion sereine, de faire bouger les lignes par le partage d’expériences que celles-ci émanent d’artisans, de salariés du public et du privé, d’agriculteurs et d’artistes.

L’idée majeure est de sortir de l’entre soi, quel qu’il soit. Ce n’est pas toujours facile. 

Rien n’est jamais gagné tant l’art du « bien vivre ensemble » est menacé de toutes parts, sur tous les fronts, ici comme ailleurs, la culture, les arts sont perçus par un trop grand nombre davantage comme un divertissement que comme une nécessité absolue pour refonder une société plus démocratique.

Les modes d’intervention sont divers et se font écho : 

- expositions d'envergure par l’organisation chaque année d’une manifestation estivale dont nous essayons qu’elle soit tous les ans une nouvelle surprise, une nouvelle découverte,

- opéra populaire, performances, collaborations diverses avec des associations amies (Aquilon à Bruxelles, Alchémille & Millepertuis, Château de Faverolles, ElsaPhill), la Mairie d'Auberive et l'Abbaye d'Auberive avec lesquelles, et avec d'autres, nous oeuvrons à la préfiguration d'une grande initiative autour du bien-être et de la santé en automne 2021.

- résidences d'artistes " mission de territoire" : recherche artistique avec les habitants en lien avec les questions sociales, de transitions écologique (biodiversité) et économiques (agriculture, ...)
Accueil d’artistes en résidence de création, comme dans une famille sur le plan domestique, mais en jouant un rôle d’aide à la production et de conseil artistique qui passe par une écoute attentive, exigeante et non complaisante c’est-à-dire respectueuse de l’autre.

- accompagnement d'auteur.e.s (résidences d'écriture et de recherche)

- éditions en collaboration 2020, avec LIRALEST, éditeur installé à Chaumont (première édition avec le magnifique ouvrage de Rémi Caritey La forêt heureuse) puis en 2021 avec Gallimard pour la publication dédiée à la collaboration artistique entre le dessinateur Plantu et le photojournalists Reza, dont Pierre Bongiovanni a assurer l'écriture des textes (sortie prévue ne automne 2021).
L'activité éditoriale se poursuit en ligne 
avec la publication de monographies d'artistes, de catalogues et d'essais.

 

Notre ADN et ARN messager de vie

 

ADN : Faire de la relation avec les habitants, la clé de voûte de notre action artistique et culturelle

 

Pour nous une action artistique implique de se nourrir du territoire sur lequel elle se déploie et se comprend comme la recherche permanente de liens entre son histoire et les préoccupations des populations dans le contexte global des mutations sociales, environnementales, économiques. 

 

Concrètement cela veut dire que nous nous appliquons à : 

- Ouvrir des espaces de dialogue et de réflexion sur les grandes questions sociales et environnementales. 

- Œuvrer, pour et avec les habitants de ce territoire pour faire œuvre commune. Par l’instauration de relations durables et approfondies avec les habitants de notre village et des villages voisins. On se connaît et on s’estime. Le travail, le labeur nous cimente,

- Traiter avec les mêmes égards, les créations des « amateurs » et des « professionnels » de façon à ouvrir des passerelles tout en brouillant les pistes traditionnelles de ce qui semble légitime ou évident. 

- Présenter et faire se rencontrer des artistes voisins et lointains

- Accorder une attention privilégiée à l’accueil des visiteurs. Accueillir et recevoir l’autre en même temps qu’il nous accueille et nous reçoit.

 

ARN messager de vie : Relier par l'art ce qui est séparé

Nous portons un modèle de politique artistique et culturelle structuré autour de trois axes, liés intimement entre eux : 

- la création artistique et l'action culturelle 

- le rapport à la nature et la protection de la biodiversité, 

- la santé et le bien-être social 

 

Ceci pour réunir ce qui est séparé et rendre possible le mieux-être collectif.

Ceci en organisant une manifestation artistique et culturelle, ambitieuse et populaire, autour du tryptique ART / NATURE / SOIN.

 

Marie Solange Dubès  & Pierre Bongiovanni  / Février 2021 

La Maison Laurentine est une structure atypique soutenue depuis sa création par la Région Grand Est, le Conseil départemental de Haute-Marne, la Communauté de Communes des Trois Forêts, des mécènes (fonds de dotation Sakura, CIC Grand Est) et par les artistes qui contribuent grandement par leur confiance et leur fidélité à la pérennité de l'aventure.

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