Après Une chose apparaîtra et l'Opéra Populaire Contemporain, un nouveau chapitre s'ouvre pour 2020

les voluptés
 

Evidemment, en 2019 il fallait être là, ensemble, dans le même chaudron de cet opéra, pour comprendre ce que veut dire «faire oeuvre commune».

La force et de la beauté qui émane de personnes (acteurs, spectateurs, organisateurs), réunies pour célébrer un rituel commun et qui se trouvent soudainement emportées par quelque chose qui les dépasse, par le seul fait de cette association, certes provisoire, certes éphémère mais qui constitue pour chacun un jalon mémorable dans un parcours d’existence.

Rien, dans nos entreprises n’est parfait, mais nous voulons que tout soit juste. Et parfaitement ajusté : les corps, les âmes, les coeurs.
Ici pas de leurre, ni d’incantations, ni de soumissions à quoi, où à qui, que cela soit.

La saison 2019 au titre apparemment mystérieux : «une chose apparaîtra», révélait en fait qu’il est possible, en pensant autrement la relation art / habitants / territoire de rebattre les cartes, pour s’éloigner toujours plus de pratiques artistiques et culturelles éculées et désormais stériles et choisir d’emprunter d’autres chemins.

Nous allons poursuivre cette dynamique en l’approfondissant encore en 2020 en plaçant la question sociale au coeur du projet.

En ouvrant, en 2020, un nouveau chapitre intitulé LES VOLUPTÉS dans lequel la question sociale sera la clef d’entrée pour comprendre le monde qui vient, nous allons tenter de montrer pourquoi et comment il est possible, et nécessaire, de transformer l’ordre naturel des choses, pour que quelque chose d’autre, effectivement, apparaisse.

4 projets de visuels,

tous temporaires

Voici comment nous allons procéder

1 - dans un premier temps (Octobre 2019 / mars 2020), nous allons édifier un Panthéon de divinités imaginaires, malignes, indifférentes ou bienfaisantes. Ce Panthéon est un prétexte pour parler de l'actualité du monde en utilisant les potentialités des mythes réels ou inventés pour évoquer les différents aspects des mutations contemporaines.

2 - ensuite (durant le printemps) des conversations et méditations discrètes avec ces divinités émergeront 12 voluptés :

- la volupté d'aimer,

- la volupté de choir,

- la volupté de Narcisse,

- la volupté du combat,

- la volupté du désir,

- etc...

dans l'exposition estivale ces 12 voluptés constitueront les portes d'entrée : à chacune de ces voluptés seront associée(s) une ou plusieurs oeuvres d'artistes, d'ici ou d'ailleurs. (Collaborations artistiques en cours de discussion : Elisabeth Bell, Christine Delbecq, Alice Marc, Esther Wollheim, Lina Zupancic, Emy David, Karin Vyncke, Yoris Van den Houte, Vincent Cordebard, François Petit, Rémi Caritey, Eric Roux Fontaine).
Ces 12 voluptés sont le prétexte choisi pour aborder les questions des affects, des émotions, des gouffres, des turpitudes, des éblouissements, qui caractérisent l'humain d'aujourd'hui.


3 - C'est ensuite que cela va se compliquer et devenir franchement passionnant.
Car il est évidemment hors de question d'en rester là, c'est-à-dire hors de question de réaliser seulement une exposition attractive, sensible, intelligente et surprenante. Certes, elle sera effectivement tout cela. Mais elle sera en réalité beaucoup plus que ce que l'on pourrait espérer de ce thème. Car c'est à cet endroit, que de partout dans l'exposition, surgira la QUESTION SOCIALE.
Comment ? Pourquoi?

Nous y reviendrons plus tard, en détail, en embarquant avec nous un grand nombre de partenaires passionnés par ce défit.

En deux mots nous allons déplacer le champ de l'expertise artistique, politique et philosophique en demandant aux "laissés pour compte" (délinquants, drogués, prisonniers, humiliés de toutes natures) de devenir les experts de la volupté et de s'ériger en critiques d'art, en philosophes et en politiques. Nous verrons plus tard pour les modalités.

Pour en savoir plus et / ou nous rejoindre : <contactlaurentine@googlemail.com> ou Pierre Bongiovanni 06 83 69 72 78